10 - Mystique
La première fois que la jeune Jaya alla trouver Jyoti, la vieille mystique dans la montagne, c’était pour lui demander conseil pour devenir une meilleure combattante. Après avoir débarrassé son village natal d’un bandit qui terrorisait tout le monde, elle avait pris la route et aidait celles et ceux qu’elle rencontrait. Elle croisait régulièrement le fer avec les malandrins. Souvent, elle gagnait. Parfois, elle prenait une rouste. Elle en avait assez des roustes, alors elle avait grimpé la montagne, cherché la cabane de la vieille Jyoti, elle lui avait fait offert une bourse pleine d’or, et avait posé ses questions: où pouvait-elle trouver une meilleure épée, une meilleure armure, des amulettes magiques, et ainsi de suite. La vieille Jyoti lui avait ri au nez. À l’air interdit de Jaya, Jyoti avait répondu qu’il s’agissait de la seule réponse qu’elle consentait à lui donner.
La deuxième fois que la grande Jaya alla trouver Jyoti, quelques années plus tard, elle s’était débarrassée de tout son équipement bariolé. Elle avait compris que c’était d’elle-même qu’émanait la vraie force. Et même: que la force physique ne réglait pas grand-chose. Les gens venaient la voir avec un problème, et ensemble, elle les aidait à trouver une solution. À chaque fois qu’elle en aidait un, deux autres prenaient sa place. Souvent, elle arrivait à aider tout le monde. Parfois, elle était dépassée. Elle en avait assez d’être dépassée, alors elle avait grimpé la montagne, trouvé la cabane de la vieille Jyoti, elle lui avait offert un livre et avait posé sa question. La vieille Jyoti l’avait reçue, l’avait écouté lui avait souri… et lui avait dit qu’il s’agissait à nouveau de la seule réponse qu’elle avait pour Jaya.
La dernière fois que la sage Jaya alla trouver Jyoti, ses cheveux gris flottaient au vent. Elle avait passé sa vie à voyager. Elle montrait aux gens le chemin afin qu’ils règlent leurs propres problèmes. Elle n’avait rien à demander à Joyti, mais elle avait apporté du thé que les deux amies burent en discutant.
Coulisses
Je pense que j’ai un peu pensé à “A Psalm for the Wild Built” en l’écrivant, l’idée d’une voyageureuse qui aide les gens et amène du thé.